Parmi les vingt plus belles filles du Royaume de Belgique, les téléspectateurs de RTL TVI et de VT4 ont élu comme ambassadrices de charme, une néerlandophone, une francophone et une bruxelloise...
C'est au terme d'une soirée prestigieuse au Lotto Arena d'Anvers présentée par Véronique De Kock et Jean-Michel Zecca qu'Alizée Poulicek, 20 ans, de Huy a été couronnée « Plus belle fille de Belgique – Mooiste meisje van België ». Malgré les huées du public durant la soirée, Alizée, garde la tête froide et promet déjà de faire des efforts dans la langue de Vondel. En effet, Alizée Poulicek n'a pas compris la simple question posée par l'ex-miss Belgique An Van Elsen en néerlandais. Les personnes présentes dans la salle n'ont pas apprécié. An Van Elsen a tout de même demandé au public de rester courtois et sportif.
Tuner était présent à Anvers et a rencontré le trio de Miss pour une interview, décontractée et sans langue de bois, après la conférence de presse officielle.
Alors Alizée, quelles sont vos premières impressions après ce couronnement ?
Et bien, j'éprouve un grand plaisir et ce, depuis le commencement de l'aventure. C'est un accomplissement puisqu'on a été soutenue par le Comité, par le Jury et par le public. J'espère pouvoir accomplir au mieux tout ce qu'une Miss Belgique doit faire durant son règne.
Après Sandrine Corman, Julie Taton et Tatiana Silva, la Belgique se retrouve avec une miss francophone, dans un contexte actuel en pleine révolution. Comment le ressentez-vous ?
C'est quelque chose de très important et c'est vrai qu'en ce moment, les deux parties du pays se battent et ne parviennent pas à trouver un accord. On parle beaucoup de séparation. Evidemment, j'espère que cela n'arrivera pas. Ce que je souhaite du fond du c½ur est Belgique unie. En tant que francophone, je vais continuer à apprendre le néerlandais pour pouvoir m'exprimer dans les deux langues. Le concours est très répandu également du côté néerlandophone, de par les sponsors ou bien des actes de présence. Et côté francophone, on a un peu tendance à l'oublier, ne serait-ce que par les préjugés.
Représenter le pays à 20 ans, n'est-ce pas un peu trop lourd ? (rires).
De toutes façons, quelque soit le contexte, ce n'est jamais facile. Il faut beaucoup de mobilisation, de temps à consacrer. C'est une année de travail. On est là pour représenter un symbole, qu'est la Belgique unie.
Que ce soit Sandrine Corman, Julie Taton pour RTL TVI ou encore Véronique De Kock sur VT4 et d'autres sur VTM, les miss finissent quasi-toujours à obtenir un job dans une chaîne de télévision. Auriez-vous envie de poursuivre leur chemin ?
J'avoue que le milieu médias ou du cinéma m'a toujours attirée. Si l'occasion se présente, alors pourquoi pas... Je n'ai pas vraiment d'idée fixe car comme je vous l'ai déjà dit, j'ai encore beaucoup de choses à apprendre. On verra avec l'expérience que j'aurai accumulée d'ici un an mais c'est vrai, je me verrais bien travailler dans le domaine de la télévision. J'ai eu aussi l'occasion de faire de la radio, de faire quelques interviews, ... L'ambiance était très sympa.
Jade van de Walle est brune, intelligente, provient du nord du pays et nous parle de son expérience humaine au sein du concours Miss Belgique...
Vos impressions en tant que Deuxième Dauphine de Miss Belgique ?
Je suis très contente, surtout pour Alizée avec qui je m'entends très bien. Il faut aussi l'avouer, beaucoup de candidates étaient jalouses d'elle et il y a même eu durant l'émission des gens qui l'ont huée dans la salle. Je trouvais cela triste. Elle a su être forte et je suis fière d'elle.
D'où venez-vous ?
Je viens d'une petite ville de Flandre Orientale située entre Bruges et Gand.
Selon vous, est-ce important qu'une Miss Belgique soit bilingue ?
Oui. Pour en revenir à Alizée, il est vrai que son néerlandais est à améliorer. Mais elle a fait beaucoup de progrès et je sais qu'elle est ambitieuse. Si elle souhaite vraiment quelque chose, alors elle va tout faire pour y arriver. En tant que Deuxième Dauphine, nous allons certainement se revoir. Et ça va l'aider pour améliorer son néerlandais. (Rires).
On vous a lâché dans la jungle médiatique, face aux caméras, aux appareils photos... Était-ce une première expérience pour vous ?
Je n'étais pas très à l'aise avec les caméras dès le début mais on s'y habitue vite. Cela devient plus calme, mais j'ai appris qu'il fallait que l'on reste soi-même. Les médias m'intriguent. Je ne sais pas si c'est quelque chose pour moi. Je crois que l'avenir se dessine lorsque l'on rencontre les bonnes personnes au bon moment. Mais à présent, je vais tenter de bien terminer mes études et d'obtenir mon diplôme. Quand je me suis inscrite au concours de Miss Belgique, ce n'était pas pour avoir une place dans les médias. J'avais envie de rencontrer des gens, de me connaître encore mieux. Je n'ai pas peur de faire des choses car je reste ambitieuse.
Était-ce pour vous un rêve de petite fille de participer à Miss Belgique ?
Vous allez rire, quand j'étais petite, je ne suivais pas ça. Ça ne m'intéressait pas. Mais la raison pour laquelle j'ai participé à Miss Belgique était l'expérience qu'on peut en retirer. Parce que je crois qu'on ne peut pas émettre d'opinions sur des choses ou des situations qu'on n'a jamais vécues. Beaucoup de gens ont des préjugés sur les Miss. Avant de faire son opinion sur quelque chose, il faut l'avoir vécu. Et Miss Belgique est une manière de rencontrer beaucoup de gens.
Enfin, en tant que Deuxième Dauphine, avez-vous un mot à dire aux prochaines candidates ?
Je crois qu'il ne faut pas écouter les filles qui ne cessent de parler sur votre dos. On ne peut rien faire contre la jalousie. Il faut rester soi-même.
Et enfin, une bruxelloise pour compléter le trio gagnant, Fabienne Kabeya, jeune étudiante en tourisme, partage avec les lecteurs de Tuner, sa joie et sa fierté de représenter le caractère pluri culturel des Miss 2008.
La question traditionnelle, quelles sont vos impressions en tant que Première Dauphine de Miss Belgique ?
Evidemment, je suis très contente d'être arrivée jusque-là. J'étais déjà ravie de faire partie des vingt finalistes, puis être dans les dix, et finalement me retrouver sur le podium...
Vous attendiez vous un jour à défiler sur le podium de Miss Belgique ?
Franchement non. J'ai toujours été une petite fille qui aimait bien la scène mais les défilés n'étaient pas pour moi. J'aime plutôt la danse et au final, on m'a inscrite au concours. J'aimerais – via cette interview - remercier la personne qui m'a inscrite car, encore une fois sans elle, je n'en serais pas là actuellement.
Envisagez-vous de tenter une carrière dans les médias ?
Comme je le dis toujours, pourquoi pas mais je préfère voir les projets qui me seront proposés. A présent, commencer à dire que c'est ce que je veux faire dans la vie, ce serait faux de ma part.
Vu le contexte actuel, quelles seraient les valeurs que vous voudriez faire partager en tant que Première Dauphine de Miss Belgique ?
Justement, je voulais mettre l'accent dessus puisque cette année, j'étais parmi les candidates colorées bilingues et c'est un énorme honneur et une fierté d'être la Première Dauphine. Surtout dans le contexte actuel.
Quelle a été votre impression après avoir entendu Alizée se faire huer par le public néerlandophone ?
Il y a toujours des gens qui jugent et qui ne vous aiment pas. Heureusement, Alizée a montré qu'elle était motivée, qu'elle prendra des cours de néerlandais. C'est vrai que ça fait mal mais en tant que Miss Belgique, elle devra y faire face.
Au détour d'un couloir, nos micros se sont penchés sur Annelien Coorevits qui nous livre quelques petits conseils...
A quoi doit s'attendre Miss Belgique 2008 ?
A une année très chargée. Elle doit essayer de profiter de chaque moment et ce, depuis le début. Cela est très important car je ne m'en suis pas rendue compte dès le départ. Je regrette un peu de ne pas l'avoir fait. Ne jamais oublier son écharpe, des chaussures, des vêtements ou des boissons dans la voiture, car on ne connaît jamais l'heure exacte lorsque l'on rentre à la maison.